fbpx
cuisine tchadienne et traditions culinaires

Cuisine tchadienne et traditions culinaires

Recevoir à la tchadienne, une cuisine de beaucoup d’influences

Le Tchad, pays de l’Afrique centrale, présente une diversité culturelle qui résulte des traditions locales, des effets de la colonisation française et des influences du Nord, de l’Est et de l’Ouest du continent. Sa longue histoire de peuplement et de migration fait en sorte qu’on y retrouve aujourd’hui plus de 200 ethnies. Cette richesse culturelle se manifeste dans la cuisine tchadienne qui a des éléments en commun avec d’autres nations de tous les coins de l’Afrique.

cuisine tchadienne
cuisine tchadienne

Au Tchad, comme dans plusieurs pays, les repas représentent des moments de rassemblement où on s’assoit par terre, en cercle, pour manger autour d’un plat commun dans lequel tous plongent la main pour se délecter. Lors d’occasions spéciales, tels les mariages, les baptêmes et les évènements religieux, la coutume veut qu’on organise de grandes fêtes et qu’on invite autant de personnes que possible. La famille, proche et éloignée, les voisins et les amis sont tous conviés à ces célébrations. Ces immenses cérémonies regorgent de plats divers où la tradition du plat commun est toujours de mise et largement appréciée des convives. Les invités sont amenés à se réunir en petits groupes autour de grands plateaux traditionnellement fabriqués d’aluminium sur lesquels se trouvent des dizaines de mets différents : des mijotés de viandes (appelés sauces), des salades, des plats de viandes, des beignets, des à-côtés, comme du riz et des pommes de terre, et des desserts.

Les sauces ont une place très importante dans la cuisine tchadienne. La plupart des repas se composent d’une sauce faite à base de légumes et d’une source de protéine (viande, poulet ou poisson), auxquels on ajoute de l’eau pour faire un liquide. En général, lors des fêtes, on prépare des sauces assez simples, puisqu’il faut en faire de grandes quantités. Les deux sauces habituellement servies sont une sauce tomate à la viande et aux légumes, ainsi qu’une sauce à l’okra écrasé (sauce gombo).

Qu’il s’agisse d’un repas simple en famille ou pour une grande cérémonie, on a l’habitude de dresser d’abord les plats en y disposant des galettes minces, semblables à des crêpes nommées kissar. Elles sont faites à base de lait fermenté et de farine de riz ou de mil (millet). Il y a deux façons de mettre ces crêpes sur les plateaux : on peut, soit les étendre de sorte à recouvrir toute la surface, soit les plier et les placer sur le rebord. On déchire ensuite le kissar en bouchée pour prendre la sauce et les autres mets et les porter à sa bouche. 

On mange ensuite les sauces avec d’autres types de féculents, tels que le riz ou une boule de mil/riz/maïs. D’autres accompagnements sont offerts comme des beignets africains appelés fangassou, des pommes de terre ou des patates douces frites. 

Il y a une forte tradition d’élevage au Tchad, donc la consommation de viande est importante. Durant les occasions spéciales, les hôtes se procurent des bœufs ou des moutons complets pour exprimer leur appréciation envers les invités. Les différentes parties des animaux vont servir à cuisiner plusieurs plats, dont les fameuses sauces décrites. En effet, les tripes, le foie et les rognons sont découpés et on peut les faire sauter avec des légumes ou les faire mijoter avec de la sauce tomate. L’utilisation traditionnelle de toutes les parties des animaux fait de la cuisine tchadienne une cuisine éco-responsable. 

Un repas typique se compose toujours de deux ou trois salades de légumes parmi les options suivantes : laitue et tomates, salade de pommes de terre, salade de chou et salade d’aubergines. Pour finir, on place également des desserts sur les plateaux. Il peut y en avoir un seul ou plusieurs : des biscuits frits, des cheveux d’ange sucrés ou du flan au caramel appelé hallou, qui est un incontournable!

cuisine tchadienne

Beignets aux haricots

La notion de repas à plusieurs services n’est pas une habitude alimentaire tchadienne. Tout est servi en même temps et les personnes choisissent l’ordre dans lequel ils veulent manger les différents mets qui leur sont présentés. Cette tradition est une excellente habitude alimentaire, car elle permet le respect des signaux de faim de chacun et le choix des aliments consommés, ce qui est préconisé dans l’alimentation intuitive. 

Il est possible de recevoir à la tchadienne chez soi en invitant des amis ou de la famille à partager un repas. Pour ce faire, il faut avoir différents plats (qui peuvent être cuisinés par l’hôte ou par tous les invités, comme dans un repas-partage de style potluck), un grand plateau pour disposer la nourriture, une nappe et un espace pour permettre aux personnes d’être assises au sol autour de tous ces bons mets! Vous pouvez préparer votre propre kissar ou le remplacer par du pain pita. Si vous voulez reproduire l’ambiance festive des célébrations tchadiennes, vous pouvez ajouter de la musique fanani, qui est un style de musique du Tchad, à votre liste de lecture. 

Merci à Halima Cherif, stagiaire en nutrition, originaire du Tchad, pour sa collaboration à cet article. Elle nous invite également dans sa cuisine pour la préparation de beignets aux haricots dans cette vidéo.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Marianne Lefebvre © 2024 / Tous droits réservés. Toute reproduction du contenu sans persmission écrite est interdite.
Prochain événement

Expo Manger Santé
et vivre vert

Marianne donne une conférence sur la Scène Vivre 
Vendredi, le 15 mars à 11h15, Montréal

Venez la rencontrer avant et après au kiosque #1011 de la Librairie Gourmande. Des exemplaires de son livre Dans les cuisines du monde seront disponibles sur place.
 
On a très hâte de vous y voir.